Santé Mentale

Pink Inside : Qui Suis-je réellement ?

Des semaines que je ne me suis pas connectée ici pour écrire.Je ne trouvais pas de sujet intéressant, panne d’inspiration. Puis cette nuit, j’ai eu envie d’utiliser cet espace qui en soi est le mien, pour parler de moi.

Je vais faire mon possible pour ne pas m’attarder sur certains détails ou alors je le ferais dans d’autres articles. Mais le but de celui-ci, est d’expliquer mon attachement à la musique. Mon envie si excessive de partage et d’échange.

Bon, avant toute chose, je pense qu’il est important de faire les présentations pour ceux et celles qui me lisent pour la toute première fois. Voilà pourquoi j’ai pris la peine de me créer un gif ! Enchantée, moi, c’est Marie !

Les lignes qui vont suivre ne sont pas les plus tip top que vous allez lire aujourd’hui. Le but n’étant pas de me faire plaindre, je raconte de manière très rapide sans m’y attarder, les épisodes de ma vie.

J’ai eu une enfance un peu bizarre. Le jour de mes deux ans j’ai plongé mes fesses potelées dans une bassine d’eau chaude, ça m’a valu une hospitalisation de 12 mois tout pile, une greffe, des souvenirs de la douleur et je suis sortie de l’hôpital le jour de mes 3 ans avec comme premiers devoirs : Une rééducation.

Rendez-vous compte, deux ans de vie sur Terre et tu dois déjà porter des gants de boxe pour la défier. Mais ce n’est pas grave, je l’ai fait.

A 4 ans, je marche de nouveau ! ( La Vie : 0 – Marie : 1 ). Je découvre la musique Congolaise, mes oreilles reconnaissent la guitare aux accords mineurs de sa rumba. La même Rumba qui réchauffe encore mon cœur quand je l’entends passer. Celle qui m’a rendue fière quand je voyais Kimpembe et Pogba ambiancer l’équipe de France dans le car des Bleus en 2018.

(Interlude : Vous vous rappelez de 2018 ? Quand on était tellement contents d’être ensemble et solidaires ? Cette même solidarité qu’en période de confinement on semble oublier ? A méditer !)

La Rumba me rend joyeuse. Et c’est là, mon vrai premier contact avec la musique, du moins, celui dont je suis consciente.  La même année, je découvre Michael Jackson d’après ce que ma mère dira : C’est là que tout s’affirme. Pour me calmer il faut mettre une cassette video de Michael Jackson. Pour que je mange, il faut me mettre une cassette de Michael Jackson, pour que je dorme, il faut me mettre une cassette de Michael Jackson. Et ce sera comme ça jusqu’à ce que je découvre qu’il y a d’autres artistes qui existent à part Michael Jackson.

A l’âge de 6 ans, mon père bat ma mère et moi. Il manque de me crever un œil. Et à partir de là, la vie me dit « Bitch, you’re gonna die ». Mon père nous frappera ma mère et moi pendant longtemps. Des fois ça va, des fois, non. Je me réveillerai sans jamais réellement savoir si je vais passer une journée normale comme mes copains et copines de classe ou si je vais avoir mal. Et après mes crises de larmes, je vais me rendre compte que la musique m’apaise.

A 12 ans,  il ne me donne plus de coups, il me dévalorise. Il me répète que je suis une incapable bête. Que je lui fous la honte parce que je ne le sais pas mais je développe un stress post traumatique. J’ai constamment peur. A la maison, à l’école. Je n’arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit. A part dans les cours d’Anglais et de musique. Parce que l’Anglais peut me permettre de traduire les chansons d’S Club 7 (On a les référence qu’on mérite. Et j’aimerais les S Club 7 toute ma vie !! D’accord ??)et qu’en musique, je peux choisir de chanter Christina Aguilera et…je vous le donne en mille…Michael Jackson.

L’année suivante, ma vie prend un autre tournant : Je découvre Good Charlotte & Simple Plan. Et le voici mon foyer. Voici ma nouvelle maison. Le réconfort que je cherche depuis mes 6 ans. Avec eux, je respire, avec eux, tout est paisible, avec eux, tout est plus simple, avec eux je me sens moins seule. Avec eux, mes souvenirs ne sont pas une folie imaginaire. Avec eux, je vais apprendre à jouer de la guitare.

Splendide photo de moi, dans ma chambre avec mes mûrs tapissés de posters de Simple Plan, McFLY et My Chemical Romance. Bichette

Avec eux je vais découvrir d’autres groupes du même genre. Avec eux je vais apprendre à saluer mes émotions, avec eux que je vais apprendre à mettre toutes mes craintes dans une sorte de bac les enfermer et le temps d’un album, les transformer en une lueur d’espoir.

Tout part de ces deux groupes. Si je n’avais pas eu l’intelligence, la force, l’envie, la curiosité de ne pas suivre l’influence de mon père, celle de mes cousines, jamais ne j’en serai arrivée là. Jamais j’aurais pensé devenir animatrice sur une radio rock. Jamais j’aurais développé ma passion pour le chant et l’écriture qui m’a poussée à écrire et enregistré un premier EP.

Ma relation avec la musique est excessive, mais quand je me sens seule, quand j’ai peur, quand j’ai besoin d’exister, c’est vers elle que je me tourne. Parce que elle ne me laissera jamais tomber. La musique est ma famille. La musique, m’a sauvée la vie. Et avec Pink Inside, tout ce que j’essaie de faire, c’est de lui rendre la pareille. En la glorifiant, en la partageant. Car quand je parle de musique, je le fais avec chaque cellule, chaque particule de mon corps, de mon cœur, de mon âme et de mon être.

A Partir d’aujourd’hui, sur Pink Inside, il y aura une catégorie dédiée à la santé mentale. Qui est une cause qui me tient à coeur. Je souhaite en parler évidemment, à travers la musique mais aussi à travers certaines de mes expériences personnelles. Un témoignage de plus pour rendre la parole plus accessible et que les personnes soufrant de troubles psychologiques aient une main tendue de plus et j’ai tout simplement un besoin viscérale d’aider, à ma petite échelle.

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